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Simulateur Allocation Chômage (ARE)
Estimez vos indemnités France Travail (ex Pole Emploi)
Annuel
Mensuel
Moyenne des 24 derniers mois (ou 36 mois pour les 55 ans+)
Nombre de mois travailles sur les 24 derniers mois (minimum 6 mois)
Allocation journaliere
45,50 €
brut / jour
Allocation mensuelle
1 365 €
brut / mois (30 jours)
Taux remplacement
57%
Durée indemnisation
12 mois
Total estime
16 380 €
Cette estimation est indicative. Le calcul réel par France Travail prend en compte de nombreux paramètres supplémentaires (primes, congés, etc.).
L'essentiel sur l'allocation chômage
L'allocation d'aide au retour à l'emploi se calcule à partir du salaire journalier de référence, obtenu en divisant les salaires bruts de la période de référence par le nombre de jours travaillés. France Travail retient ensuite le plus avantageux de deux calculs : 57 % de ce salaire journalier, ou 40,4 % augmentés de 13,18 EUR. Le résultat ne peut être inférieur à 32,13 EUR par jour pour un ancien temps plein, ni dépasser 75 % du salaire journalier de référence. Il faut avoir travaillé au moins six mois, soit 130 jours, au cours des vingt-quatre derniers mois. La durée d'indemnisation suit le principe d'un jour indemnisé pour un jour travaillé, plafonnée à 18 mois avant 53 ans, 22,5 mois de 53 à 54 ans et 27 mois ensuite.
Détail du calcul
Comment est calculée l'ARE ?
1. Calcul du SJR
Le Salaire Journalier de Référence = Salaires bruts de la période / Nombre de jours travailles
2. Calcul de l'ARE journaliere
L'ARE est le montant le plus élevé entre :
- 57% du SJR
- 40,4% du SJR + 13,18 €
L'ARE ne peut pas être inférieure a 32,13 €/jour (temps plein) ni supérieure a 75% du SJR.
3. Durée d'indemnisation
- Moins de 55 ans : 75 % de la durée travaillée (max 18 mois)
- 55-56 ans : max 22,5 mois
- 57 ans et plus : max 27 mois
Conditions pour bénéficier de l'ARE
Avoir travaille au moins 6 mois (130 jours) sur les 24 derniers mois
Être inscrit comme demandeur d'emploi
Ne pas avoir atteint l'age de la retraite
Être physiquement apte a travailler
Sources officielles
Comparez la fiscalité française avec d'autres pays
La France à l'un des systèmes d'assurance chômage les plus généreux. Comparez avec les pays voisins.
Comprendre son indemnisation
Les différés qui retardent le premier versement
L'inscription à France Travail n'ouvre pas le versement immédiat de l'allocation. Trois délais se cumulent avant le premier paiement. Le délai d'attente de sept jours s'applique à tout le monde, une seule fois par période de douze mois. Le différé congés payés correspond au nombre de jours d'indemnité compensatrice versée par l'employeur : percevoir vingt jours de congés non pris repousse l'indemnisation d'autant. Le différé spécifique, enfin, vise les indemnités de rupture supérieures au minimum légal : il est plafonné à 150 jours, réduits à 75 jours en cas de licenciement économique. Un salarié partant avec une indemnité transactionnelle confortable peut donc attendre cinq mois avant son premier euro, ce que la simulation ne montre pas et qu'il faut anticiper dans sa trésorerie.
La dégressivité pour les salaires élevés
Les allocataires de moins de 55 ans dont le salaire journalier de référence dépasse un seuil élevé, correspondant à environ 4 900 EUR bruts par mois, voient leur allocation réduite de 30 % à partir du septième mois d'indemnisation, sans pouvoir descendre sous un plancher. La mesure ne concerne qu'une minorité d'allocataires, mais son effet est brutal pour les cadres : une allocation de 3 500 EUR tombe à 2 450 EUR du jour au lendemain. La simulation ci-dessus donne le montant de départ ; il faut donc la relire à la lumière de cette échéance lorsque la recherche d'emploi s'annonce longue.
Cumuler l'allocation avec une activité réduite
Reprendre un emploi à temps partiel ou une mission ne fait pas perdre le droit à l'allocation. France Travail retranche 70 % du salaire brut de l'activité reprise du montant mensuel de l'allocation, et verse la différence. Le total, salaire plus allocation, ne peut dépasser l'ancien salaire de référence. Les jours non indemnisés ne sont pas perdus : ils repoussent d'autant la fin des droits. Travailler pendant sa période de chômage allonge donc la durée d'indemnisation au lieu de la consommer, ce qui rend le cumul presque toujours favorable.
Le rechargement des droits
À l'épuisement des droits, les périodes travaillées depuis l'ouverture de l'allocation sont examinées : si elles atteignent au moins 130 jours ou 910 heures, un nouveau droit est calculé sur cette base. C'est le rechargement des droits. Il explique pourquoi accepter un contrat court en cours d'indemnisation n'est jamais une mauvaise affaire, même lorsque le salaire est inférieur au précédent : le droit rechargé retient le plus favorable des deux calculs dans les cas prévus par la convention d'assurance chômage.
Démission, rupture conventionnelle et abandon de poste
La rupture conventionnelle ouvre droit à l'allocation dans les mêmes conditions qu'un licenciement. La démission, en principe, non : elle n'y donne accès que dans les cas de démission légitime reconnus par le règlement, comme le suivi du conjoint muté, le mariage ou le pacs entraînant un déménagement, la non-perception des salaires, ou dans le cadre d'un projet de reconversion validé par une commission paritaire. L'abandon de poste, depuis 2023, est présumé valoir démission après mise en demeure : il ne donne donc plus accès à l'allocation.
Ce qui est retenu sur l'allocation
Les montants calculés ici sont bruts. L'allocation supporte la CSG au taux de 6,2 % et la CRDS à 0,5 %, sauf lorsque son montant est trop faible pour que le prélèvement fasse passer l'allocataire sous le SMIC journalier, ainsi qu'une participation de 3 % au financement des retraites complémentaires. L'allocation est par ailleurs imposable et figure sur la déclaration de revenus préremplie. Entre le brut affiché et le virement effectivement reçu, l'écart atteint donc couramment 8 à 10 %.
Questions fréquentes sur l'allocation chômage
Comment est calculée l'allocation d'aide au retour à l'emploi ?
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France Travail retient le montant le plus élevé entre 57 % du salaire journalier de référence et 40,4 % de ce salaire augmentés de 13,18 EUR. L'allocation ne peut être inférieure à 32,13 EUR par jour pour un ancien emploi à temps plein, ni dépasser 75 % du salaire journalier de référence.
Qu'est-ce que le salaire journalier de référence ?
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C'est la base de tout le calcul : la somme des salaires bruts de la période de référence divisée par le nombre de jours travaillés. La période porte sur les vingt-quatre derniers mois, étendue à trente-six mois pour les personnes de 55 ans et plus. Primes et heures supplémentaires y sont intégrées, pas les indemnités de rupture.
Combien de temps dure l'indemnisation ?
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La durée d'indemnisation est égale à 75 % de la durée travaillée, dans la limite de 18 mois avant 55 ans, de 22,5 mois à 55 et 56 ans et de 27 mois à partir de 57 ans. Ces durées maximales ont été révisées à plusieurs reprises et dépendent aussi de la conjoncture du marché du travail.
Quelles conditions faut-il remplir pour percevoir l'ARE ?
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Il faut avoir travaillé au moins six mois, soit 130 jours, au cours des vingt-quatre derniers mois, être inscrit comme demandeur d'emploi, rechercher activement un emploi, être physiquement apte à travailler et ne pas avoir atteint l'âge de la retraite à taux plein. La perte d'emploi doit par ailleurs être involontaire.
L'allocation affichée est-elle nette ?
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Non, les montants calculés ici sont bruts. L'ARE supporte la CSG et la CRDS, ainsi qu'une participation au financement des retraites complémentaires, ce qui réduit de quelques pour cent le montant effectivement versé. Elle est par ailleurs imposable et figure sur la déclaration de revenus préremplie.