Simulateur Indemnite Kilometrique
Calculez vos frais reels deductibles selon le bareme fiscal officiel
Distance domicile-travail x 2 x jours travailles
Indemnite kilometrique deductible
1 590 €
par an
Cout par km
0,318 €
Par mois
132,50 €
Bareme kilometrique 2026 - Voitures
| Puissance | Jusqu'a 5 000 km | 5 001 - 20 000 km | Plus de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d x 0,529 | (d x 0,316) + 1 065 | d x 0,370 |
| 4 CV | d x 0,606 | (d x 0,340) + 1 330 | d x 0,407 |
| 5 CV | d x 0,636 | (d x 0,357) + 1 395 | d x 0,427 |
| 6 CV | d x 0,665 | (d x 0,374) + 1 457 | d x 0,447 |
| 7 CV et plus | d x 0,697 | (d x 0,394) + 1 515 | d x 0,470 |
d = distance parcourue en km. Vehicules electriques : majoration de 20%.
Comment ca marche ?
L'indemnite kilometrique permet de deduire de vos revenus les frais lies a l'utilisation de votre vehicule personnel pour le travail.
Frais couverts par le bareme
- Depreciation du vehicule
- Frais de reparation et d'entretien
- Depenses de pneumatiques
- Consommation de carburant
- Primes d'assurance
Frais NON couverts (a ajouter)
- Frais de peage
- Frais de stationnement
- Interets d'emprunt pour l'achat du vehicule
Le barème kilométrique officiel 2026
Le barème kilométrique est publié chaque année par l'administration fiscale au Bulletin officiel des Finances publiques. Il permet aux salariés et aux professionnels qui utilisent leur véhicule personnel à des fins professionnelles de calculer forfaitairement le montant des frais déductibles de leurs revenus. Le barème 2026, applicable aux revenus de l'année 2025, tient compte de la puissance administrative du véhicule (en chevaux fiscaux) et du nombre total de kilomètres parcourus sur l'année civile. Trois tranches de distance sont prévues : jusqu'à 5 000 km, de 5 001 à 20 000 km, et au-delà de 20 000 km. Le coefficient applicable diminue à mesure que la distance augmente, reflétant la dégressivité des coûts fixes rapportés au kilomètre.
Pour les véhicules électriques, une majoration de 20 % est appliquée au montant calculé avec le barème standard. Cette mesure, reconduite pour les revenus 2025, vise à encourager la transition vers des mobilités plus propres. Concrètement, si le barème vous donne un montant de 4 000 euros pour une voiture thermique de 5 CV, vous pourrez déduire 4 800 euros si votre véhicule est 100 % électrique. Les véhicules hybrides rechargeables ne bénéficient pas de cette majoration sauf s'ils sont classés en catégorie électrique sur la carte grise.
Frais réels ou abattement forfaitaire de 10 % : comment choisir ?
Chaque contribuable dispose d'un choix fondamental lors de sa déclaration de revenus : appliquer l'abattement forfaitaire de 10 % sur ses revenus salariaux, ou opter pour la déduction des frais réels. L'abattement forfaitaire est automatiquement appliqué par l'administration et couvre l'ensemble des frais professionnels courants. En 2026, il est plafonné à 14 171 euros et ne peut être inférieur à 495 euros. L'option des frais réels est intéressante lorsque vos dépenses professionnelles réelles dépassent ce montant forfaitaire.
Pour déterminer la meilleure option, commencez par additionner tous vos frais professionnels déductibles : indemnités kilométriques calculées avec le barème, frais de péage, frais de stationnement, frais de repas (dans la limite du barème), frais de double résidence le cas échéant, et dépenses de formation. Comparez ce total à 10 % de votre salaire net imposable. Si vos frais réels dépassent l'abattement, l'option frais réels vous fera économiser de l'impôt. Attention : le choix des frais réels s'applique à l'ensemble de vos frais professionnels, pas uniquement aux frais kilométriques.
Dépenses éligibles en complément du barème kilométrique
Le barème kilométrique couvre la dépréciation du véhicule, les frais de réparation et d'entretien, les dépenses de pneumatiques, la consommation de carburant et les primes d'assurance auto. Toutefois, certaines dépenses ne sont pas incluses dans le barème et peuvent être ajoutées en supplément. Les frais de péage supportés pour le trajet domicile-travail sont déductibles sur justificatifs. Les frais de stationnement (parking à proximité du lieu de travail) sont également déductibles. Enfin, les intérêts d'emprunt liés à l'acquisition du véhicule professionnel peuvent être déduits au prorata de l'utilisation professionnelle.
Il est essentiel de conserver l'ensemble des justificatifs pendant au moins trois ans : factures de péage, reçus de parking, contrat de prêt automobile et tableau d'amortissement. En cas de contrôle fiscal, l'administration pourra demander la preuve de la réalité et du montant des frais déclarés. Les relevés de badge télépéage constituent des justificatifs parfaitement recevables pour les frais d'autoroute.
La règle des 40 km : distance maximale domicile-travail
En principe, la déduction des frais kilométriques est limitée à une distance maximale de 40 kilomètres entre le domicile et le lieu de travail, soit 80 km aller-retour. Au-delà de cette distance, le contribuable ne peut déduire que les 40 premiers kilomètres, sauf s'il justifie de circonstances particulières. Les situations admises par l'administration incluent notamment : la mutation professionnelle récente, l'état de santé du contribuable ou d'un membre de sa famille, la scolarisation des enfants, l'activité professionnelle du conjoint dans la même zone, ou encore des difficultés à trouver un emploi plus proche du domicile.
Si vous êtes dans l'une de ces situations, vous pouvez déduire l'intégralité de la distance parcourue en ajoutant une note explicative à votre déclaration. Le fisc apprécie au cas par cas le caractère raisonnable de l'éloignement. Un déménagement récent lié à la situation personnelle du conjoint constitue généralement un motif valable. En revanche, le simple choix personnel de vivre loin de son lieu de travail ne suffit pas.
Comment déclarer vos frais kilométriques sur votre déclaration de revenus
Pour opter pour les frais réels et déclarer vos indemnités kilométriques, vous devez cocher la case correspondante sur votre déclaration de revenus (formulaire 2042) et reporter le montant total de vos frais dans la case 1AK (déclarant 1) ou 1BK (déclarant 2). Vous devez détailler le calcul dans une note jointe ou dans la rubrique « Informations complémentaires » de votre espace en ligne sur impots.gouv.fr. Ce détail doit mentionner la puissance fiscale du véhicule, le nombre de kilomètres parcourus, le nombre de jours travaillés et le calcul selon le barème.
Pensez à déduire les remboursements éventuels de votre employeur (indemnités transport, remboursement partiel du titre de transport) du montant de vos frais réels déclarés. Si votre employeur vous verse une indemnité kilométrique non imposable, celle-ci réduit d'autant le montant déductible. Les abonnements de transport en commun remboursés à 50 % par l'employeur ne sont pas cumulables avec la déduction des frais kilométriques pour le même trajet.
Cas particuliers : deux-roues, vélos et covoiturage
Le barème kilométrique ne concerne pas uniquement les voitures. Un barème spécifique pour les motos et scooters de plus de 50 cm³ est prévu, avec des tranches adaptées selon la cylindrée. Pour les cyclomoteurs de moins de 50 cm³, un barème dédié existe également. Quant au vélo, un forfait mobilités durables de 0,25 euro par kilomètre est applicable, dans la limite de 500 euros par an. Ce forfait couvre aussi les trottinettes et autres engins de déplacement personnel.
En matière de covoiturage, seul le conducteur propriétaire du véhicule peut appliquer le barème kilométrique. Les passagers ne bénéficient d'aucune déduction spécifique. Toutefois, si le conducteur perçoit une participation financière de ses passagers via une plateforme de covoiturage, ces sommes ne sont en principe pas imposables tant qu'elles ne dépassent pas le montant des frais engagés. Le barème sert alors de référence pour apprécier le seuil de non-imposition.
Optimiser sa déduction : conseils pratiques
Pour maximiser l'avantage fiscal de vos frais kilométriques, commencez par tenir un journal de bord précis de vos déplacements professionnels tout au long de l'année. Notez la date, le trajet, le motif et le nombre de kilomètres. Cette rigueur sera votre meilleure protection en cas de contrôle. Pensez également à vérifier la puissance fiscale exacte de votre véhicule sur votre carte grise (champ P.6), car une erreur d'un cheval fiscal peut significativement modifier le montant déductible.
N'oubliez pas de comptabiliser les jours réellement travaillés en déduisant les congés payés, les jours fériés, les arrêts maladie et les journées de télétravail. En moyenne, un salarié à temps plein travaille entre 210 et 230 jours par an. Si vous utilisez occasionnellement les transports en commun, vous ne pouvez déclarer les frais kilométriques que pour les jours où vous avez effectivement utilisé votre véhicule. Enfin, comparez chaque année le résultat entre frais réels et abattement forfaitaire, car un changement de situation (déménagement, nouveau véhicule, télétravail partiel) peut inverser l'avantage.