Simulateur Indemnite de Licenciement
Calculez votre indemnite legale selon votre anciennete
Annuel
Mensuel
Salaire de référence (moyenne des 12 ou 3 derniers mois)
Minimum 8 mois d'anciennete pour avoir droit a l'indemnite
Indemnite legale de licenciement
4 125 €
montant minimum legal
En mois de salaire
1,38 mois
Anciennete prise en compte
5 ans 6 mois
Detail du calcul
Formule de calcul legale
Pour les 10 premieres annees :
1/4 de mois de salaire x nombre d'annees
Au-dela de 10 ans :
1/3 de mois de salaire x nombre d'annees supplementaires
La convention collective peut prevoir une indemnite plus favorable. Verifiez toujours votre convention.
Conditions pour beneficier de l'indemnite
Avoir au moins 8 mois d'anciennete ininterrompue
Ne pas etre licencie pour faute grave ou lourde
Etre en CDI (les CDD ont une indemnite de fin de contrat differente)
Traitement fiscal et social
L'indemnite de licenciement beneficie d'exonerations :
- Impot sur le revenu : exoneree dans la limite du plus eleve entre l'indemnite legale/conventionnelle, 2 PASS (92 736 € en 2026), ou 50% de l'indemnite totale
- CSG/CRDS : exoneree dans la limite de l'indemnite legale ou conventionnelle
- Cotisations sociales : exonerees dans la limite de 2 PASS
Indemnité légale et indemnité conventionnelle : quelle différence ?
Le Code du travail fixe un minimum légal pour l'indemnité de licenciement, mais de nombreuses conventions collectives prévoient des montants plus favorables. L'indemnité légale se calcule sur la base de 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année au-delà. L'indemnité conventionnelle, quant à elle, peut prévoir des taux différents, parfois dès la première année d'ancienneté, et peut inclure des majorations liées à l'âge du salarié ou à la catégorie professionnelle (cadre, agent de maîtrise, employé).
L'employeur doit systématiquement comparer les deux calculs et appliquer le montant le plus favorable au salarié. Il ne peut en aucun cas verser un montant inférieur à l'indemnité légale. Certaines conventions collectives, comme celles de la métallurgie ou de la banque, offrent des indemnités nettement supérieures au minimum légal, notamment pour les salariés ayant une longue ancienneté. Vérifiez toujours votre convention collective applicable (mentionnée sur votre bulletin de paie) avant d'accepter le montant proposé par l'employeur.
Comment se calcule l'ancienneté pour l'indemnité de licenciement
L'ancienneté s'apprécie à la date de notification du licenciement (date d'envoi de la lettre recommandée) et non à la date de fin du contrat. Elle inclut l'ensemble de la période d'emploi continu chez l'employeur, y compris la période d'essai, les périodes de suspension du contrat pour maladie professionnelle ou accident du travail, et le congé maternité ou paternité. Les périodes de mise à pied conservatoire, si le licenciement est finalement prononcé, sont également comptabilisées.
Pour les années incomplètes, le calcul se fait au prorata des mois travaillés. Par exemple, une ancienneté de 7 ans et 8 mois sera comptée comme 7 + 8/12 = 7,67 années. Les congés sans solde et les congés sabbatiques suspendent en principe le calcul de l'ancienneté, sauf disposition conventionnelle plus favorable. En cas de transfert d'entreprise au sens de l'article L.1224-1 du Code du travail, l'ancienneté acquise chez le précédent employeur est intégralement reprise.
Impact du temps partiel sur le calcul de l'indemnité
Lorsqu'un salarié a travaillé à temps partiel pendant tout ou partie de sa carrière dans l'entreprise, le calcul de l'indemnité de licenciement fait l'objet de règles spécifiques. Si le salarié a toujours travaillé à temps partiel, l'indemnité est calculée sur le salaire de référence à temps partiel, sans prorata de l'ancienneté. L'ancienneté est comptée intégralement, quelle que soit la quotité de travail.
En revanche, si le salarié a alterné des périodes à temps plein et à temps partiel, la Cour de cassation impose un calcul proportionnel. L'indemnité doit être calculée au prorata de la durée respective de chaque période de travail. Par exemple, pour un salarié ayant travaillé 5 ans à temps plein puis 3 ans à mi-temps, il faudra calculer séparément l'indemnité correspondant à chaque période et additionner les résultats. Le salaire de référence retenu pour chaque période est celui effectivement perçu pendant celle-ci.
Régime fiscal et social détaillé des indemnités de licenciement
Le traitement fiscal de l'indemnité de licenciement distingue la part exonérée et la part imposable. La fraction exonérée d'impôt sur le revenu correspond au plus élevé des trois montants suivants : l'indemnité légale ou conventionnelle, 50 % du montant total de l'indemnité perçue, ou deux fois la rémunération annuelle brute perçue au cours de l'année civile précédant le licenciement. Ce plafond d'exonération ne peut toutefois dépasser 6 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit environ 278 208 euros en 2026.
Concernant les cotisations sociales, l'exonération s'applique dans la limite de 2 PASS (92 736 euros en 2026). Au-delà de ce seuil, les sommes sont soumises à l'ensemble des cotisations sociales. La CSG et la CRDS sont dues sur la fraction de l'indemnité dépassant le montant de l'indemnité légale ou conventionnelle, et ce dès le premier euro au-delà de ce seuil. Il est important de noter que ces seuils s'appliquent globalement à l'ensemble des indemnités versées à l'occasion de la rupture du contrat de travail.
La période de préavis : droits et obligations
Le préavis de licenciement est la période pendant laquelle le salarié continue de travailler après la notification de son licenciement. Sa durée dépend de l'ancienneté : 1 mois pour une ancienneté de 6 mois à 2 ans, et 2 mois au-delà de 2 ans. La convention collective peut prévoir des durées plus longues, notamment pour les cadres qui bénéficient souvent d'un préavis de 3 mois. Le salarié en licenciement économique peut être dispensé de préavis s'il accepte un contrat de sécurisation professionnelle (CSP).
L'employeur peut dispenser le salarié d'exécuter son préavis, mais il devra alors verser une indemnité compensatrice de préavis égale à la rémunération que le salarié aurait perçue s'il avait travaillé pendant cette période. Cette indemnité est soumise à l'impôt sur le revenu et aux cotisations sociales comme un salaire classique. Elle ne doit pas être confondue avec l'indemnité de licenciement proprement dite. Pendant le préavis, le salarié bénéficie de 2 heures par jour d'absence autorisée pour rechercher un emploi, dans les conditions prévues par la convention collective.
Contester son licenciement devant les prud'hommes
Si le salarié estime que son licenciement est abusif ou sans cause réelle et sérieuse, il dispose d'un délai de 12 mois pour saisir le Conseil de prud'hommes. Ce délai court à compter de la notification du licenciement. La procédure prud'homale commence par une phase de conciliation obligatoire devant le bureau de conciliation et d'orientation (BCO). En cas d'échec de la conciliation, l'affaire est renvoyée devant le bureau de jugement qui statuera au fond.
Depuis les ordonnances Macron de 2017, un barème d'indemnisation (dit « barème Macron ») encadre les dommages et intérêts pouvant être accordés par le juge en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse. Ce barème prévoit un plancher et un plafond en fonction de l'ancienneté du salarié. Par exemple, pour 5 ans d'ancienneté, l'indemnité est comprise entre 3 et 6 mois de salaire brut. Pour 10 ans, entre 3 et 10 mois. Ce barème ne s'applique pas en cas de licenciement nul (discrimination, harcèlement, violation d'une liberté fondamentale) pour lequel le minimum est de 6 mois de salaire sans plafond.
Le salaire de référence : quel calcul retenir ?
Le salaire de référence utilisé pour le calcul de l'indemnité de licenciement est déterminé selon la formule la plus avantageuse pour le salarié entre deux méthodes. La première méthode prend la moyenne mensuelle des 12 derniers mois de salaire brut précédant la notification du licenciement. La seconde retient le tiers des 3 derniers mois de salaire brut. Lorsque le salarié a perçu des primes ou gratifications exceptionnelles durant cette période, elles sont incluses au prorata dans le calcul.
Les éléments de rémunération pris en compte comprennent le salaire de base, les primes récurrentes (13e mois, prime d'ancienneté, prime de vacances), les avantages en nature évalués forfaitairement (véhicule de fonction, logement), et les heures supplémentaires habituelles. En revanche, les remboursements de frais professionnels, les primes exceptionnelles non récurrentes et les indemnités de licenciement elles-mêmes sont exclus du calcul. En cas d'arrêt maladie durant la période de référence, il convient de reconstituer le salaire que le salarié aurait perçu s'il avait travaillé normalement.